J'ai pris le temps avant, avant d'écrire, de lire tous les messages qui parlent de PINDER.
Alors il y a les inconditionnels (dont je ne suis pas), et les "anti". C'est un peu la bataille d'Hernani !
Entre les deux, pratiquement personne.... C'est étrange. Dans chaque cirque, il y a du bon et il y a du moins bon, avec des pourcentages très variables. Mais là où tout semble mauvais, il y a toujours un petit quelque chose qui permet de nuancer son jugement. Inversement, si tout semble parfait, on peut toujours trouver le petit détail qui fait que l'amélioration est toujours possible.
Sur la question de l'utilisation du slogan "le géant européen", il y a matière à discussion. Je suis remonté dix ans en arrière. J'aurais pu remonter plus loi, mes archives me le permettant, mais nous n'allons tout de même pas remonter au déluge !...
Donc, en 1997, j'ai retrouvé ce slogan sur les circulaires envoyées aux écoles. Idem en 1998 et 1999, ainsi que dans les pavés publicitaires des journaux de province. En 1999, toujours, dans le dépliant de la tournée d'été, le slogan devient "le géant des cirques". De tous temps, les cirques ont usé, voire abusé de qualificatifs ronflants et gonflés, et c'est de bonne guerre. Mais il y a des limites à ne pas dépasser. Il fut un temps ou les slogans de PINDER étaient : "Le cirque select", ou "Le plus beau chapiteau du monde"...
Le géant européen? Certes non. Un géant parmi les cirques ? Si c'est par l'importance du matériel, peut-être, mais ce n'est pas cela qui fait la valeur d'un spectacle de Cirque. AMAR et BOUGLIONE, dans les années 50 axaient volontiers, eux aussi leur publicité sur le nombre de camions, le nombre de mats, (on en ajoutait même quelques uns de plus sur les affiches !). Mais ces exagérations n'handicapaient pas la qualité du spectacle.
Que ce slogan, "Le géant européen" disparaisse petit à petit n'est donc pas une mauvaise chose. Sur les dépliant de 2006, réapparaît un slogan déjà vu "Le royaume des animaux". Bien, Il semblerait, d'après ces mêmes dépliants, que soient aux programmes, outre les fauves, des chevaux, des exotiques, des otaries, des animaux de la ferme. Voilà un slogan raisonnable, surtout en cette période ou la présence des animaux au cirque est la cible de détracteurs acharnés qui utilisent des argument assez fallacieux pour satisfaire leur propre vision du Monde, et qui, entre parenthèses feraient mieux de se préoccuper de la faim dans le monde ou du travail forcé des enfants... Bref passons, ou nous allons nous égarer du sujet.(Quoi que !...)
Ce que je retiens, pour ma part, et ce n'est que mon opinion, c'est que PINDER vit sur une notoriété forgée il y a bien longtemps, mais que l'enseigne actuelle n'a plus rien à voir avec le cirque du même nom des années 50.
Pour des raisons personnelles, mais également des raisons qui touchent à la vie culturelle locale de ces 2 dernières décennies, je suis devenu un "anti-PINDER" enragé, mais qui depuis quelques années modère ses critiques. Je prétends que le programme (même s'il n'est pas changé entièrement chaque année), a quelque peu progressé en qualité. Mais je ne pourrai jamais me faire à l'idée qu'un cirque de cette taille et qui porte un nom si prestigieux, puisse donner un spectacle sans orchestre. Je ne pourrai jamais non plus accepter le non-respect total du public (accueil, confort, harcèlement mercantile pendant le spectacle...). Les inconditionnels me diront que question acharnement mercantile, PINDER n'a pas l'exclusivité. Et alors ! Même si sous un chapiteau sans reproches, quant au spectacle, à l'accueil, au confort, je suis dérangé sans arrêt par les vendeurs de cacahuetes et autres barbes à papa, je n'hésiterai pas à mettre un bémol à mon appréciation.
Je ne parlerai pas des conditions de travail du personnel, n'ayant été témoin de rien de particulier, et ne voulant pas me forger une opinion uniquement sur des confidences ou des ouï-dire. On ne doit parler que ce dont on est certain.
On doit par contre souligner le sens des affaires de M. Edelstein, qui est un "génie" du commerce et de la direction d'entreprise. On peut ne pas aimer l'homme et reconnaître ses qualités de gestionnaire.
Alors oui, Pinder existe. Oui les spectateurs s'y rendent en masse. Moi-même, j'irai voir le spectacle 2006, puisque l'on ne peut parler que de ce que l'on a vu. Mais il existe d'autres établissements, petits ou grands qui me procurent mille fois plus de plaisir et de satisfaction, n'en déplaise aux inconditionnels de cet ex-géant européen, dont je respecte les opinions, même si souvent je réfute leurs arguments.






